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« La Francophonie reste entachée du soupçon néocolonialiste »

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La Francophonie est toujours marquée par le leadership de la France. Sa position de « centralité » est incompatible avec une véritable coopération multilatérale, explique dans une tribune au « Monde » Trang Phan-Labays, directrice adjointe chargée des programmes à l’Institut international pour la francophonie.

En fin de semaine, Erevan (Arménie) accueille le XVIIe Sommet de la francophonie. Deux ans après Madagascar, des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage se retrouveront en séance plénière afin d’entériner plusieurs dossiers de coopération francophone.

Le premier sommet francophone a été organisé en février 1986 à Versailles à l’invitation du président François Mitterrand. Il était l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation inlassable des « pères fondateurs » issus d’anciennes colonies françaises dont la figure de proue est l’ancien président sénégalais, Léopold Sédar Senghor (1906-2001).

Depuis, la francophonie multilatérale s’affirme de plus en plus comme un acteur du système international. Elle met en œuvre plusieurs programmes de coopération à destination des pays francophones du Sud. Bien entendu, nous pouvons débattre de l’efficacité de ses actions mais cela n’est pas l’objet de cette tribune.

Sans l’Algérie

Ce qui est frappant est que la francophonie a encore du mal à sortir des clichés et des procès d’intention liés au passé colonial de la France. Il est à souligner que plus de la moitié des membres de plein droit et associés francophones se trouvent en Afrique et que la majorité des membres du Sud sont des anciennes colonies françaises. Cet héritage colonial a été assumé par les pères fondateurs.

En effet, ces derniers voulaient refonder une nouvelle relation égalitaire avec l’ancienne métropole à travers le projet francophone multilatéral. Ce n’était pas chose aisée car certains pays, anciennes colonies, ont longtemps hésité à adhérer à la francophonie.

L’Algérie, un des foyers francophones les plus importants de l’Afrique, n’a jamais manifesté son souhait de se joindre à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) quoi que son président soit invité spécial de plusieurs sommets francophones.

Lemonde.fr

 

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