Affaire Caisse d’avance : Khalifa Sall, le président Macky Sall et le Fonds de solidarité numérique

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Pourquoi l’Etat n’a pas arrêté le procédé après que l’Ige Samba Diallo a fustigé cette manière de faire ?, Voilà une des dernières questions posées ce mercredi 7 février 2018, au maire de Dakar par Me Jackson Francis Ngnie Kamga, avant que l’audience ne soit suspendue jusqu’au jeudi 8 février. Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, celui a promis de produire demain, jeudi, une copie des archives de l’époque coloniale relatant un débat qui portait sur le vote de fonds politiques. Mais auparavant, il a obtenu la réponse de son client.

 

Khalifa Sall qui a été le plus sollicité lors de cette 11e journée du procès de l’affaire dite de la Caisse d’avance de la ville de Dakar, fut le dernier des mis en cause à être attrait à la barre. Devant le juge, le maire de Dakar a attribué l’entière responsabilité à l’Etat.

 

‘’Il est évident ici que c’est l’Etat qui, en ce qui l’incarne, a décidé de laisser ces fonds continuer. C’est une décision politique. L’Etat en ne suivant pas les recommandations de l’Ige Samba Diallo, en ne prenant aucune mesure de sanction a validé ce procédé. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est une volonté de l’autorité. Parce que si l’Etat ne veut pas que cela marche cela ne marchera pas. C’est l’Etat qui a donné des injonctions à ses agents pour arrêter le fonctionnement. Et cela a été fait’’, a dit M. Sall à Me Kamga.

 

Lui trouve qu’il n’a fait que suivre le même procédé que ces prédécesseurs. ‘’Ce que nous avons toujours dit est que l’existence de ces fonds politiques au Sénégal comme dans beaucoup de pays est avérée. Ce n’est pas une invention sénégalaise. Ce sont les autorités sénégalaises qui ont mis en place ce procédé’’.

 

‘’J’ai dit que si nous donnions la liste des bénéficiaires, on allait …’’

 

Parlant toujours de la manière dont sont utilisés les ressources qui lui sont allouées comme fonds politiques, il précise : ‘’Quand je suis arrivé à la tête de la mairie, en 2009, on a trouvé beaucoup de sollicitation. Donc quand ces fonds arrivaient, il y avait déjà des sollicitations par les populations, les services, les autorités. On faisait l’arbitrage. Il y a des sollicitations sociales. Nous avons signé une convention avec les 7 hôpitaux. Nous avons une allocation. Il y a des pathologies graves comme les cancers qui sont gérées par ces fonds. C’est le cas des dialyses coutaient 60 000 à 80 000 f Cfa par séance. Il y également les transferts de malades. Concernant ces transferts, il n’y a que la présidence et la ville qui le faisaient. Nous étions aussi saisi par les hôpitaux, donc c pourquoi j’ai dit que si nous donnions la liste des bénéficiaires, on allait citer des médecins’’.

 

A ce propos, il a reprécisé qu’aucun de ses prédécesseurs n’a laissé d’archives relatives à la gestion de ces fonds politiques. ‘’De Mamadou Diop a nos jours, de 60 à maintenant concernant l’exécution de ces fonds, il n’y a pas un seul archive. Cependant, nous savons chacun combien nous avons donné à tel ou tel autre, quand c’est donné et combien lui a été donné’’, renseigne Khalifa Sall.

 

Ce dernier, invité par Me Félix  Sow, un des avocats de l’Etat, à s’expliquer sur les dépenses faites avec les fonds en question, n’a pas voulu épiloguer. ‘’Je ne voudrais pas déflorer les propos que nous avons tenu, le président de la République et moi, mais la question est venue lorsqu’on parlait de fonds de solidarité numérique’’. A ces propos, il a été vite stoppé par l’avocat et le président Lamotte. Le maire reprend alors la parole et ajoute : ‘’ Ce qui a été fait avec la ville de Dakar avait l’assentiment de toutes les autorités politiques de ce pays. Ces fonds politiques vont parfois dans des dépenses très sensibles’’, lui a-t-il rétorqué.

 

Quant à Mbaye Touré le Directeur des affaires financières de la ville de Dakar, lui n’a pas changé de fusil d’épaule. A tous ceux qui lui avaient posé des questions, il a continué de dire que ‘’c’est une caisse d’avance qui sert de support des fonds politiques’’.

Youssoupha MINE

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