Affaire Lamine Diack : les ONG de défense des droits humains dénoncent l’État du Sénégal et les juridictions occidentales

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Interdit de sorti du territoire français depuis maintenant 2 ans et demi pour des soupçons de corruption, la situation de l’ancien président de l’Iaaf, Lamine Diack, n’a pas laissé de marbre les Organisations sénégalaises de défense des droits humains, qui considèrent ses droits bafoués. La Ligue sénégalaise des droits humains (lsdh), la Raddho et le Forum du justiciable, qui organisaient un point de presse ce matin, ont protesté contre le « non respect des droits de M. Diack en France et n’ont pas manqué de fustiger l’attitude « inerte » de l’État du Sénégal sur  »un homme innocent jusqu’à preuve du contraire ».

« Pourquoi des Occidentaux comme Sepp Blatter ou Michel Platini, qui ont été poursuivis pour des faits quasi-similaires, sont actuellement en liberté alors que Lamine Diack, Sénégalais lui, est toujours retenu ? », se demande Me Assane Dioma Ndiaye, secrétaire général de la Lsdh.« Nous pensons donc que l’universalité, l’égalité et l’impartialité du droit ne sont pas respectés. Nous n’accepterons pas qu’un Sénégalais subissent de telles conditions d’indignité. Cette procédure est inacceptable et scandaleuse, et l’inertie de l’État sénégalais l’est tout autant », poursuit-il.

Faisant allusion à l’inégalité et l’injustice entre les ressortissants des pays occidentaux et ceux des pays du sud dans les juridictions occidentales, Me Ndiaye rappelle  »qu’il n’y a pas des droits de l’homme au dessus des Pyrénées et d’autres en dessous ».

En outre, cette rencontre était aussi l’occasion pour les organisations de défense des droits humains de s’indigner du « mutisme » de l’État du Sénégal sur cette affaire, rappelant qu’au début de la procédure, la France attendait un signe de l’État du Sénégal, en vain.

« Nous ne demandons pas à l’Etat de payer de l’argent ou des avocats pour le défendre, mais de s’assurer du respect de ses droits fondamentaux. C’est le minimum à faire par un Etat pour ses ressortissants », a souligné Me Dioma Ndiaye.

Son homologue de la Raddho, Sadikh Niass lui, y va avec un peu plus de tact et de diplomatie concernant l’État du Sénégal. « Nous demandons aux autorités sénégalaises de reconsidérer leur position dans ce dossier et d’intervenir en mettant en œuvre tout ce dont ils disposent comme moyens, que soit diplomatiques ou judiciaires pour sortir Lamine Diack de ce problème », demande Sadikh Niass.

Âgé de 85 ans, Lamine Diack, président de l’Iaaf entre 1999 et 2015, est sous le coup d’une procédure judiciaire avec une mise en examen qui l’empêche de sortir du territoire français depuis maintenant plus de 2 ans et demi.

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