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Consulat du Sénégal à Bordeaux,10 mois de loyer impayé, l’image du Sénégal dans la boue, la propriétaire en grève de faim…..

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L’agent du consulat du Sénégal à Bordeaux, Mouhamed Ndoye,
ainsi que ses chefs Abdourahmane Koïta et Aïssata Dia, mesurent-ils la
mission qui est la leur ? Un consulat est une représentation
diplomatique qui doit soigner l’image du pays qui l’a mise en place, et
non la salir
.

Lasse de courir après dix mois de loyer non payés (depuis janvier),
fatiguée de se faire abreuver d’injures et de se faire agresser
physiquement par un agent consulaire El Mouhamed Ndoye, n’en pouvant
plus de se faire ballotter par le consul et d’être confrontée à une
sorte de mépris de la part de l’ambassadeur qui n’a même pas jugé utile
de répondre à son courrier, la Française Laurence Marcheix a occupé,
toute la journée du jeudi 10 octobre, la devanture du consulat du
Sénégal à Bordeaux pour y observer une grève de la faim.

Tout a commencé en octobre 2018 quand Mouhamed Ndoye, agent au
consulat du Sénégal, a pris en location une luxueuse maison sise à
Vendays-Montalivet (environ 80 km au nord-ouest de Bordeaux) appartenant
au couple Laurence Marcheix-Didier Lafaye, pour la somme de 730 euros
(474 500 F CFA). Dès le début, les choses sentent le roussi, quand M.
Ndoye a payé un mois d’avance et a demandé à ne s’acquitter que de la
moitié de la caution en liquide (soit 365 € – 237 250 F CFA). Pour
l’autre moitié, il lui remet un chèque à encaisser ultérieurement. La
dame s’est montrée compréhensive, mais sans se rendre compte que son
locataire lui a remis un chèque non signé. Qui a parlé de
préméditation ? Toujours est-il que jusqu’au mois de décembre, le
bonhomme s’est montré régulier, sans toujours songer à régler la moitié
restante de la caution. En décembre, le loyer tarde à venir. La
propriétaire appelle son locataire pour en connaître la raison. Pour
toute réponse, M. Ndoye lui balance des insultes et des menaces.
Quelques jours plus tard, par erreur, elle signe le chèque et le remet à
sa banque. Ce fut le « crime » qu’il ne fallait pas commettre, car le
Sénégalais court tout de suite déposer une plainte qui, par la suite, a
été classée sans suite, car il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.

Ainsi, depuis janvier 2019, l’agent consulaire n’a plus payé son
loyer, malgré les appels et les messages de la propriétaire. Au bout de
plusieurs mois, Mme Marcheix propose à M. Ndoye de lui faire don de sa
dette, s’il libérait la maison. Sans réponse. Et en juin, faisant valoir
son droit de visite, comme stipulé sur le contrat, la propriétaire
sonne à la porte. Elle tombe sur son locataire qui la traite de tous les
noms d’oiseaux avant de la soulever de terre et de la jeter violemment
dehors. Et le Sénégalais décide, de lui-même, de défalquer de la somme
due 1 500 € (975 000 F CFA) de dommages et intérêts, sous le prétexte
que par sa présence sur les lieux, la dame a « choqué son enfant ». Il
ne sait pas que seul le juge a le pouvoir d’attribuer des dommages et
intérêts. Le même jour, elle se rend à la gendarmerie, déposer une
plainte. En juillet, un procès se tient au tribunal, sans la présence de
Ndoye ni de son avocat. Verdict : le juge lui intime l’ordre de vider
les lieux le 8 octobre.

Désabusés, les propriétaires décident de vendre la maison. Un couple
intéressé s’y rend, mais M. Ndoye l’empêche d’y entrer, tout en
déversant un chapelet d’injures à l’endroit du mari. Mais profitant d’un
passage dans les alentours, en l’absence des Ndoye, la femme réussit à
jeter un coup d’œil par la fenêtre donnant sur la cuisine. Sa surprise
n’avait d’égal que son dégoût. La maison a été transformée en une
véritable porcherie.

Entre-temps, Mme Marcheix poste un avis sur le site Internet du
consulat. Ce qui provoque l’ire du consul Abdourahmane Koïta et sa
vice-consul Aïssata Dia qui, après moult intimidations, tentent une
médiation, en s’engageant à payer le loyer du mois d’août, en échange de
la suppression de l’avis. Ce que la dame fera, le jour même. A deux
reprises, les propriétaires sont invités au consulat. Vivant à
Puisseguin, ils font un trajet de 120 km, sans rien recevoir. Tout en
prononçant des mots apaisants, M. Koïta et Mme Dia font comprendre aux
propriétaires qu’ils défendront leur agent, quelles que soient les
circonstances. Après la rencontre infructueuse du 30 septembre, Mme
Marcheix prend sa décision : occuper la devanture du consulat, armée de
sa pancarte. Quelques instants plus tard, Mouhamed Ndoye sort de la
représentation sénégalaise. Une première fois pour l’abreuver d’injures à
nouveau, et une seconde fois pour lui arracher sa pancarte et la jeter
au loin, toujours les insultes à la bouche.

Finalement, au cours de la journée, la manifestante apprend que son
locataire a appelé l’huissier qui suivait le dossier pour lui annoncer
qu’il avait qu’il avait libéré la maison le 7 octobre. Une bataille de
gagné, mais la guerre est loin de connaître son épilogue, puisque, même
s’il est sorti de la maison, M. Ndoye reste devoir à Mme Marcheix près
de 9 000 € (5 850 000 F CFA) de loyer.

Nous avons tenté de joindre l’agent consulaire, mais il semble bien qu’il a changé de numéro de téléphone.

Par Demba Silèye Dia- afriquemidi

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