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Édouard Philippe au Mali pour soutenir le développement

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Voilà Édouard Philippe de retour sur des terrains étrangers. Le premier ministre doit effectuer, du vendredi 22 au dimanche 24 février, un déplacement au Mali, où sont engagées les forces françaises depuis 2013. À quatre reprises depuis le début du quinquennat, le chef du gouvernement avait dû annuler des voyages internationaux en raison de l’actualité : au Mali, déjà, en avril 2018, à cause du mouvement social contre la réforme de la SNCF, ou plus récemment en Pologne, pour la COP24 sur le climat, à cause des « gilets jaunes ».

Accompagné de la ministre des armées, Florence Parly, et du secrétaire d’État à l’intérieur, Laurent Nunez, le premier ministre va réaffirmer un triple message de « soutien » de la France aux autorités maliennes sur les plans militaire, politique et économique, à un moment où le conseil de sécurité de l’Union africaine déplore un « terrorisme en progression » au Sahel.

Le terrorisme s’est déplacé au centre et au sud du Mali

« La France va rester pleinement solidaire des autorités maliennes dans leur effort de lutte contre le terrorisme, c’est le sens de l’effort militaire qu’on fait et il n’y a aucun doute sur sa vigueur et sur sa permanence », souligne Matignon. Florence Parly rappelait en décembre que plus de « 170 djihadistes » avaient été « neutralisés » par les militaires français en 2018.i Pourquoi lire La Croix ?+La Croix choisit dans le flot de l’actualité des pépites à mettre en lumière,en privilégiant le recul et l’analyse.

Le Mali demeure toutefois un pays fragile. Certes la situation s’est améliorée au nord grâce à l’opération Barkhane qui mobilise 4 500 soldats français, dont 2 700 au Mali. Vingt-quatre militaires ont perdu la vie depuis le début de l’intervention.

Mais les violences djihadistes, combinées à des conflits interethniques, se sont progressivement propagées vers le centre et le sud du Mali, ainsi que vers le Niger et le Burkina Faso voisins. Ce dernier pays, souligne un haut gradé français, « s’enfonce dans le délabrement de son État et de sa sécurité, les groupes terroristes viennent s’insérer dans la misère et l’absence d’État ».

Sécurité, développement : « une course contre la montre »

La visite d’Édouard Philippe, qui est accompagné d’une délégation de chefs d’entreprise, comporte aussi un important volet économique. Le premier ministre doit se rendre dans une station de traitement d’eau financée par l’Agence française de développement (AFD), près de la capitale Bamako, et concrétiser de nouveaux engagements de l’ordre de « plusieurs dizaines de millions » d’euros. Un projet de développement dans le coton, un des principaux secteurs économiques du Mali, doit également être présenté.

De fait, il semble difficile au Mali de mener de front la réponse militaire aux groupes terroristes et les efforts d’aide au développement portés par la France et la communauté internationale. « On est dans une course contre la montre pour essayer le plus vite possible de faire monter en puissance la sécurité de ces pays »et de conduire « les projets de développement en cadence avec nos actions », s’inquiète un haut gradé français.Corinne Laurent

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