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« En Mauritanie, les filles esclaves de 9 ans sont violées par le maître, ses fils, son chauffeur ou son hôte de passage »

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Descendant d’esclaves, Biram Dah Abeid lutte pour son abolition en Mauritanie à travers ses témoignages. Le candidat à la présidentielle dénonce « la chose la plus abjecte qui existe »:  « Le fait d’appartenir totalement à son maître est inimaginable. Dès l’âge de 8-9 ans, les filles ont déjà toutes été violées plusieurs fois par le maître, ses fils, son chauffeur et son hôte de passage. » Biram Dah Abeid était l’Invité du samedi de LaLibre.be le 23 février 2017.



A la demande de plusieurs associations défendant les Droits de l’Homme, LaLibre.be propose cet article à tous ses lecteurs en accès libre.


Contexte

“La Libre” a rencontré Biram Dah Abeid, descendant d’esclaves qui lutte contre ce système toléré en Mauritanie, lors du Sommet de Genève sur les Droits de l’homme. Ce sommet offre l’opportunité à de nombreuses victimes d’atteintes aux droits de l’homme d’être entendues par la communauté internationale et d’ainsi transmettre la détresse de populations torturées, meurtries ou oubliées. Notre journal vous proposera plusieurs autres rencontres avec des figures emblématiques, parmi lesquelles l’ancien président des Maldives (Mohamed Nasheed), une ancienne esclave sexuelle de Daech (Shirin) ou encore un ex-banquier du régime nord-coréen.

Bio Express

  • Naissance. Biram Dah Abeid est né le 12 janvier 1965
    (52 ans) à Rosso (Mauritanie). Originaire de la caste des Haratins, soit
    des Maures noirs esclaves par descendance, son père est un esclave
    affranchi par son maître.
  • Mouvement. Figure emblématique de la luttre contre
    l’esclavagisme, il fonde l’Initiative pour la résurgence du mouvement
    abolitionniste (IRA) en 2008. Il a été emprisonné à plusieurs reprises
    et fait l’objet de menaces de mort par des radicaux islamistes (fatwas).
  • Reconnaissance. En 2013, Biram Dah Abeid a reçu le
    prestigieux Prix des droits de l’homme des Nations unies. Ce Mauritanien
    tente de sensibiliser la société civile et les élus belges et
    occidentaux sur “le danger qui couve dans la sous-région du Sahel à
    partir de la crise” dans son pays natal.
  • Présidentielle. Il se présente par surprise et à la
    dernière minute à l’élection présidentielle mauritanienne de 2014 et
    obtient officiellement 8.67% des voix, un résultat que conteste
    l’intéressé qui accuse le pouvoir d’avoir manipulé le scrutin.
  • Statistiques. Selon les ONG, 4 à 20% de la population
    mauritanienne serait réduite à l’esclavage, soit des centaines de
    milliers de personnes.

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