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Légalisation de l’homosexualité : Quand l’Onu met la pression sur le Sénégal

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Reparlons du cinquième rapport sur le
Sénégal du Comité des droits de l’homme des Nations-unies. Et pour dire
qu’au-delà du cas Karim Wade, d’autres recommandations pour le moins
« surprenantes » ont été formulées à l’endroit de notre pays. En effet, à
part « l’égalité entre hommes et femmes » prévue dans le point 13 du
document, Seneweb, qui a parcouru ledit rapport, a pu découvrir que le
Comité a voulu en même temps mettre la pression sur le Sénégal quant à
la légalisation de l’homosexualité.

Ainsi, au point 15, il
demande tout simplement à l’État du Sénégal de légaliser
l’homosexualité, en ces termes : « L’État partie devrait prendre des
mesures concrètes et urgentes pour s’attaquer à la campagne actuelle
d’appel à la haine contre les personnes du fait de leur orientation
sexuelle et des personnes qui défendent leurs droits y compris les
organisations partenaires engagées dans la lutte contre le Vih-Sida ».

Selon toujours le rapport,
l’État partie (le Sénégal) doit aussi « abroger l’article 319.3 du code
pénal qui criminalise les actes sexuels entre personnes adultes
consentantes de même sexe, en vue de réduire la stigmatisation des
personnes concernées ».

Avortement

Par ailleurs, les experts des
Nations-unies demandent, au point 23 du rapport, d' »envisager de
supprimer les sanctions pénales contre les femmes qui recourent à
l’avortement et aux prestataires de soins médicaux qui leur apportent
une assistance, car de telles mesures poussent les femmes à recourir à
un avortement non médicalisé qui peut porter atteinte à leur vie ou à
leur santé ».

Des recommandations du Comité
qui renseignent sur la voie que ces experts veulent faire suivre à
notre pays, au nom de leur « vision » d’un monde qui évolue.

À signaler toutefois que
notre pays a rejeté ce diktat d’experts qui, d’après des magistrats
sénégalais, pensent que le monde doit évoluer en permanence vers moins
de vertus et plus de vices et de libertinage. « Le Sénégal fait partie
des pays les plus avancés en matière de promotion et de protection des
droits de l’homme. Il continuera à adapter sa législation en fonction
des besoins et aspirations de sa population et tenant compte de ses
valeurs. Il appartiendra donc à l’État de faire face fermement mais
diplomatiquement, comme à son habitude, en attendant le prochain passage
du Sénégal devant le Comité, au cours de l’année 2027″, suggère un
diplomate très proche du dossier.

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