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Mali : Soumi le milliardaire !

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Lors de sa conférence de presse du 3 septembre dernier, le Président
de l’URD, l’honorable Soumaïla CISSE, annonçait avoir demandé à
l’Assemblée nationale l’ouverture d’une enquête parlementaire sur ‘’les
hélicos cloués au sol’’, se faisant ainsi passer, aux yeux de l’opinion
scandalisée, pour le champion de la lutte contre la corruption. Mais ce
Monsieur propre est-il si propre qu’il pourrait le laisser croire ? Dans
une tribune Sibiri SAMAKE dénonce un prophète illégitime, subversif et
veule. Lisez plutôt.

À gouverner sans critique, on administre sans talent bien sûr. Après
l’initiative spectaculaire, percutante dans son expression et provocante
dans son contenu de l’honorable Soumaila Cissé, on se pose la question
de savoir si tous ceux qui critiquent dans le Mali d’ IBK sont fondés de
le faire ?
Comme dit la parole : « quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît.

CORRUPTION : SOUMI N’A PAS HONTE !
En effet, lors de sa sortie médiatique à la veille du 4 septembre 2019,
et de l’atelier de validation des TDR du DIP, on n’aurait pensé qu’il
est sorti de son mutisme pour revendiquer le leadership de l’opposition,
que Tiébilé Dramé, son ancien allié et son ancien Dircamp, lui a
disputé mardi dernier.
Mais hélas, ce n’était que pour radoter, ressasser les vieilles
rengaines et ses ambitions déçues… Finalement pour étaler ses fantasmes
et chimères : il veut destituer le Président IBK pour haute trahison ?
Pourquoi ? Pour, dit-il, affaires d’avions, équipements militaires. Voir
sa requête adressée au Président de l’Assemblée nationale dans laquelle
il insinue sans avoir le courage d’affirmer que IBK est un corrompu… et
de façon subversive de n’avoir pas mis nos soldats dans les conditions,
pire, les avoir exposés au danger et à la mort.
L’objectif est clair et n’a rien à voir avec une grandeur d’âme. Soumi
n’en a pas. Son ambition secrète, c’est : démoraliser la troupe et la
remonter contre son Commandant en chef, avec in fine le dessein secret
de tirer après coup les marrons du feu.
Soumi plus que quiconque aurait dû réfléchir, remuer deux fois la langue
avant de parler. Parler d’accusation de corruption sied à tout le monde
sauf à ce « milliardaire » sorti de nulle part.
Brandir la non-assistance à personne en danger glisse mieux sur toutes
les langues que celle du Sultan de Samaya, cet impudent latifundiaire
qui s’est arrogé luxueux domaine et bateau de plaisance et nargue les
misères et les indigences sans s’arrêter. Tout autre que Soumi se serait
réfugié dans un silence olympien.
En jetant le masque de la vengeance maladroite, Soumi invite, nous
invite à débusquer son imposture et à rouvrir ses placards pleins de
cadavres. A vouloir être de plus en plus tranchant, le couteau finit
toujours par fendre son fourreau.
La vengeance déguisée en justice n’est et ne peut être qu’une affreuse
et piteuse comédie. Comme celle que Soumi a jouée ce mardi. La vengeance
est l’arme des humiliés, et impulsive elle est mauvaise conseillère et
une justice sauvage. En effet, contrairement aux dieux de la vengeance
qui l’exercent en silence, Soumi a choisi son terrain : l’Agora !
Or, quand on y est, il faut être exempt de reproches. Est-ce le cas de l’homme ?
Non-assistance à l’armée en guerre (non-équipement de l’armée).
Soumi est-il fondé à se porter aujourd’hui en honorable défenseur de notre armée ?
Soumi n’a pas honte ! La décence, s’il en avait encore, aurait dû lui
interdire de parler de magouilles dans une affaire d’équipements
militaires. Comme disait l’autre :  » je pardonne aux gens de ne pas
être de mon avis, je ne leur pardonne pas de n’être pas du leur « .

LE COMPLOT CONTRE LE MALI
En effet si lui et ses complices apatrides n’avaient pas comploté pour
imposer au Mali l’embargo sur les armes, ce régime n’aurait pas eu
besoin de passer une commande d’armes a fortiori d’être accusé de
magouille dans une quelconque acquisition d’armes.
Pour Rappel : en effet, après les attaques du MNLA en 2012, ATT avait
commandé des armes en BIÉLORUSSIE à travers la société Kouma.
Après le coup d’État de mars 2012, Soumi la Défaite a mené une campagne
auprès de la communauté internationale, et plus particulièrement auprès
de la CEDEAO, pour empêcher la livraison de ces armes bloquées au port
de la Guinée Conakry. Au motif que cela va permettre à la junte de
s’éterniser au pouvoir si toutefois elle gagnait la guerre contre les
forces occupantes en son temps (MNLA, MUJAO, ANSARDINE ET AL QAÏDA AU
SUD DU SAHARA).
En conséquence, il y a eu un embargo sur le Mali en matière d’armement.
Ce qui rendit la reconquête impossible par la suite et possible tous les
soucis que nous avons aujourd’hui. Car, au moment du départ de ATT, il
n’y avait plus rien, les dernières roquettes tirées à Tessalit au moment
de sa chute provenaient d’Algérie.
Sous d’autres cieux, Soumi la rengaine aurait été passé par les armes
pour trahison et intelligence avec l’ennemi pour avoir bloqué les armes
qui auraient pu nous permettre de repousser les assaillants et
préserver, par nous-mêmes, notre intégrité territoriale.
Les Maliens savent et ne l’oublieront jamais. Je ne parle pas des Maliens du moment, mais des Maliens du Mali éternel.
Aussi, les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui le sont parce que des gens comme Soumi ont empêché hier notre Armée de s’armer.
Les Premiers coupables de non-assistance pas seulement à l’armée mais à
une nation entière en danger d’annexion ce sont bien Soumi et ses
complices, pas IBK et son régime.
L’imposture de la vertu :  » l’oubli de ses propres fautes est la plus sûre des absolutions.  »
Il n’y a pas de grand mystère sur l’origine douteuse de la fortune et de la forfanterie de Soumi. Jamais il n’a pu la justifier.
Déjà sous Alpha, il est resté muet comme une carpe quand feu Maribatrou
Diaby l’avait smashé en disant que lui ne pouvait pas comprendre et
accepter que Soumi, fils d’instituteur qui n’a pas hérité d’un seul
million, soit un milliardaire. L’arrogant locataire de l’Hôtel des
finances qui toisait tout le monde à l’époque, n’a pas daigné répondre
encore moins cru bon pour l’avenir de donner des justifications.
Quand un journal sénégalais l’avait placardé à sa Une pour avoir été
épinglé dans le transfert frauduleux de vingt-sept (27) milliards de
francs C.F.A de l’UEMOA dans un compte de Ecobank, il a allumé des
écrans de fumée partout pour étouffer le scandale.
Et oui il s’agit bien de la fameuse AFFAIRE DES FORAGES FICTIFS: « La France bloque 27 milliards de Soumaila Cissé. »
Selon le journal sénégalais L’Observateur qui donne l’information,
l’argent a été bloqué, au moment où l’Agence Française de Développement
(AFD) réceptionnait l’audit qu’elle avait commandité sur l’argent du
financement des forages que l’UEMOA devrait réaliser.
Au pays de la Teranga, la réalisation de 300 forages de première phase
du programme hydraulique villageoise de l’UEMOA qui a été confiée à
l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (AGETIP), plusieurs
zones d’ombre subsistent et interpellent. Pour les uns au Sénégal les
forages n’ont été réalisés qu’à moitié, pour les autres la plupart des
forages sont fictifs.
Pour rappel, c’est par les conventions de financement CBF N° 00Z 3058 01
D du 22 décembre 2006 et N°00Z 3072 01 du 21 décembre 2007 signées avec
l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), que l’Agence
française de développement (AFD) avait mis à la disposition de l’Union
une subvention d’un montant de 60 millions d’euros en vue de financer
des projets de Fonds d’aide à l’intégration (FAIR) et du Programme
économique régional (PER) réalisables à partir de 2007, dont le
Programme d’hydraulique villageoise dans l’espace UEMOA.
C’est ainsi qu’à la demande du Sénégal, la Cour des Comptes de l’UEMOA
qui avait une mission de contrôle de la gestion financière des Organes
de I’UEMOA a ouvert une enquête et s’était entourée d’un expert pour
mener à bien l’enquête.
Elle avait lancé à cet effet, en mai 2013, un appel à manifestation
d’intérêt pour le recrutement d’un ingénieur hydrogéologue ou d’un
ingénieur hydraulicien pour l’assister dans le contrôle de la
réalisation effective des 300 forages (voir l’Essor du 13 mai 2013).

UN RAPPORT ACCABLANT
Cet expert était chargé, outre la vérification des prix unitaires des
décomptes par rapport aux marchés, ainsi que le montant des travaux
réellement exécutés et des coûtsµ des travaux par rapport à la qualité
des réalisations, entre autres de :
–vérifier que les fournitures ont été livrées conformément aux quantités
et aux normes fixées dans les spécifications techniques et aux prix
convenus dans les marchés ;
–vérifier sur le terrain avec l’équipe de la Cour des Comptes, la réalisation de certains forages ; et
–produire un rapport final à la fin de la mission.
Dans le cadre de l’audit réalisé entre octobre 2013 et octobre 2014, les
contrôles exercés par la Cour des comptes de I’UEMOA portaient sur la
régularité et l’efficacité de l’utilisation des ressources. Il
s’agissait de contrôle sur pièces et, au besoin, de contrôler sur place
(article 5 du Règlement n°01/2000/CM/UEMOA, en date du 30 mars 2000).

Alors que conclut l’audit ?
Suite à des dénonciations dans la réalisation des forages, le Sénégal
(appuyé par la France qui a financé le programme) avait saisi la Cour
des comptes de l’UEMOA pour mener une enquête. Les résultats de l’audit
réalisé par la Cour des comptes de l’UEMOA avaient révélé que plusieurs
puits n’avaient pas vu le jour dans plusieurs pays membres de l’UEMOA
dont le Mali et le Sénégal.
Une conclusion accablante pour notre grand cleptomane Soumi champion ou Soumi la Défaite que sais- je?
Interpellé par le parti RPM dans un communiqué le 2 mai 2016 sur sa
gestion scabreuse, son parti l’URD lui vient en secours dans un
communiqué laconique, pour détourner, personnaliser le débat et
contourner les questions précises posées notamment celles relatives aux
forages, leurs nombres et les villages dans lesquels ils ont été
réalisés.
Au jour d’aujourd’hui, nul ne sait où ces forages ont été réalisés au Mali, pourtant ils ont été facturés à 2,3 milliards.
Dans les grins de Bamako on raconte que des marchés de forages ont été
attribués à un marchand de sable très proche de Soumi, ordonnateur des
dépenses de l’UEMOA (sic).
Trempé jusqu’au…, pour se blanchir et se donner, par voie de presse,
quitus de sa gestion à la tête de l’UEMOA il a cru faire recours à Mme
Bouaré ré Fily Sissoko dans son droit de réponse à L’Observateur du
Sénégal.

LE RECADRAGE DE MME BOUARE FILY
Il est vite recadré et enfoncé davantage par une amazone qui ne fait pas
dans la complaisance quand il s’agit de rigueur dans la gestion. Voilà
ce qu’elle écrit le lendemain du droit de réponse de Soumi sur sa page
Facebook :
‘’AFFAIRE SOUMAILA CISSE… Mme BOUARE Fily SISSOKO S’EXPRIME, EN CE QUI
CONCERNE LES RAPPORTS, REGLEMENTS ET DECISIONS DE l’UEMOA.
Le compte administratif : rapproche les prévisions ou autorisations
inscrites au budget (au niveau du chapitre ou de l’article selon des
dispositions arrêtées lors du vote du budget primitif) des réalisations
effectives en dépenses (mandats) et en recettes (titres) ; présente les
résultats comptables de l’exercice est soumis par l’ordonnateur, pour
approbation, à l’Assemblée délibérante qui se trouve être le Conseil des
ministres dans le cas de l’UEMOA. Il s’agit d’un exercice purement
comptable.
Par conséquent, l’approbation du compte administratif ne constitue pas
un quitus pour la gestion de l’ordonnateur ; loin s’en faut.
À cet égard, une série de décisions destinées à donner décharge à
l’ordonnateur sont présentées en même temps que le compte administratif.
Monsieur CISSE devrait expliquer pourquoi cette décharge n’a été obtenue qu’en 2015 et dans quelle circonstance.
En effet, les projets de décisions de décharge présentés en 2013 n’ont
jamais été signés par la présidente du Conseil des ministres en 2013’’.
En clair, contrairement à ce qu’il tente de faire croire, sa gestion n’a
pas reçu de quitus, donc il n’est pas blanc comme neige.

LE POIDS DU PASSE
Eh oui Monsieur de la sainte indignation le passé ne peut pas être guéri !
Comment un aigrefin de cette nature peut-il brandir le glaive de la
justice pour prétendre couper la tête de la corruption ? N’est-ce pas là
le corrompu qui dénonce sans peur et sans honte la corruption ?
On n’aurait bien décelé une moindre lueur de contrition, de repentir et
de sincérité chez Soumi s’il avait ne serait qu’une fois convié la
presse pour rendre publique la gestion qu’il fait des cinq cent (500)
millions que l’Etat malien à lui accordés chaque année en tant que chef
de file de l’Opposition !
Mais hélas, à la place de la transparence attendue, c’est l’imposture, la malice, la galéjade, la comédie de mauvais goût.
Quand on ne parvient pas à mettre de l’ordre dans ses propres affaires
et les clarifier, la décence devrait interdire de dénoncer celles des
autres.
Mauvais perdant, Soumi l’est ; inconsolable aigrefin il le restera.
Quand est-ce qu’il va comprendre que les Maliens savent qui est qui et qui a fait quoi.
Président du Mali, c’est par le suffrage des Maliens et surtout par la grâce de Dieu qui le donne.
Comme le disent les ivoiriens : Dieu ne dort pas. Et il n’aime ni ceux
qui imposent l’embargo sur les armes de leur pays en guerre ni ceux qui
détournent les milliards destinés à faire des puits pour des pauvres
villageois. Et les Maliens n’oublieront jamais cette haute trahison d’un
de ses fils, aveuglé par son ambition personnelle qui croit en l’argent
plus qu’à Dieu. De l’argent sale qui n’achètera jamais les Maliens.
Soumi trois fois K.O !
Haké bè te Lahara makono !
Sibiri SAMAKE.
Source : Maliba Break News
N.B: Les intertitres sont de la Rédaction

Source: info-matin

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