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Mali. Un 11e militaire tchadien tué après un attentat djihadiste dans le nord-est du pays

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Le bilan de l’attentat djihadiste d’Aguelhok, dans le nord-est du pays, qui s’est déroulé le 20 janvier dernier, s’est alourdi après la mort d’un casque bleu tchadien des suites de ses blessures. Le bilan se porte désormais à 11 morts. En parallèle, l’armée malienne a indiqué ce jeudi 14 février, qu’une opération conjointe avec la force française Barkhane avait permis la libération de « deux otages » de l’ONG Care Mali.

Un Casque bleu tchadien au Mali, blessé dans l’attentat djihadiste d’Aguelhok (nord-est) le 20 janvier, est décédé, portant à 11 tués le bilan de cette attaque, la plus meurtrière subie par la force de l’ONU, a annoncé vendredi la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

« Un Casque bleu tchadien est décédé de ses blessures suite aux attaques contre la Minusma à Aguelhok le 20 janvier », a annoncé vendredi la Mission de l’ONU sur Twitter.

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MINUSMA@UN_MINUSMA

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#Mali : un #Casquebleu #tchad-ien est décédé de ses blessures suite aux attaques contre la MINUSMA à #Aguelhok le 20 janvier 2019.08:07 – 15 févr. 2019 · Mali

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La Minusma est la plus coûteuse en vies humaines des opérations actuelles de maintien de la paix de l’ONU, avec près de 180 morts depuis son déploiement en 2013, dont plus d’une centaine dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des Casques bleus tués dans le monde depuis cinq ans.

Des zones du pays encore instables

Le contingent tchadien a été particulièrement touché, avec 54 morts à la fin janvier, avait souligné le président malien Ibrahim Boubacar Keïta le 27 janvier à Bamako lors d’une cérémonie d’hommage aux tués d’Aguelhok.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.

La force française Barkhane a encore frappé

Par ailleurs, l’armée malienne a indiqué jeudi soir qu’un raid conduit mercredi en coordination avec la force française Barkhane dans la région de Mopti (centre) avait permis la libération de « deux otages », employés locaux de l’ONG Care Mali.

Ce raid a été annoncé jeudi par l’état-major des armées français, selon lequel « plusieurs terroristes ont été mis hors de combat » dans « cette région peu accessible du delta intérieur du Niger ».

Dans un communiqué, le ministère malien de la Défense affirme que le raid a permis de « neutraliser plus d’une dizaine de terroristes de la katiba Macina » -dont le chef, Amadou Koufa, a été tué lors d’une opération militaire dans la même région en novembre- mais aussi « la libération de deux otages de Care Mali ».

Au cours du raid, « les forces spéciales maliennes ont mené seules au sol une opération qui a permis la libération d’Alassane Dembélé et Cheik Oumar Ouattara », enlevés il y a plusieurs mois par les djihadistes, a affirmé à l’AFP une source à l’état-major malien.

Le groupe que dirigeait Amadou Koufa fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance djihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, qui a revendiqué l’attaque d’Aguelhok.

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