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Le noir est beau, fort, grand et il n’est surtout pas esclave par Umar KANE

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Le vrai « noir » n’est pas esclave. Il n’est pas là inerte, hagard, à attendre qu’un arabe veuille bien l’acheter aux enchères.

Le vrai « noir » garde la tête haute et refusera toujours de se soumettre quelque soit sa situation fût elle inextricable. Le vrai « noir » n’est pas esclave. Il a un mental d’acier. Il est beau et fort.  Ce « vrai noir » est aujourd’hui plus Etasunien , plus de la diaspora que du continent . Nous ne pourrons pas continuer à réduire ce beau et bouillant continent qui avance à ces images de désolations .

Le vrai « noir » ne mettra pas sa dignité et son humanité en suspens pour raisons économiques. C’est un combattant de la liberté. C’est un gagnant.

Le problème de notre communauté n’est pas ces crétins de Libyens ou de Mauritaniens esclavagistes qui profitent de la misère et de l’infortune des plus faibles d’entre nous.

Le problème de l’Afrique noire c’est d’avoir des dirigeants sans leadership, non visionnaires, incapables de s’unir efficacement pour assurer un minimum de dignité et d’humanité à leurs propres concitoyens. A croire qu’ils ont du mépris envers eux mêmes pour supporter cette humiliation. Leurs actions ne sont pas résolument tournées vers l’intérêt de leur peuple.

En conséquence, il appartient aux Africains de mettre la pression sur leur gouvernement pour qu’ils fassent le job. Les moyens d’un État c’est bien eux. Aucune organisation fût elle ambitieuse et très motivée ne pourrait se substituer aux devoirs et obligations d’un Etat. Beaucoup ont tenté, personne n’a réussi.

La vraie solution pérenne et sincère à la crise des migrants ne pourrait être qu’Africaine car les vraies victimes sont bel et bien Africaines. Tant que les Africains n’auront pas la volonté sincère de la résoudre, cette catastrophe demeurera.

Aussi, notre colère doit d’abord être adressée à nos dirigeants. Ne nous dispersons pas. Ces incapables autorités de la CEDEAO. Ces dirigeants Ivoiriens, Sénégalais, Burkinabés, Nigériens, Maliens ne pourront plus s’exonérer de leur responsabilité. Ils vont essayer encore une fois de se défiler, de noyer le poisson en diluant leurs responsabilités avec celles des autres en y ajoutant une dose émotionnelle et « victimisante ». Ces bras cassés savent bien se servir de la naïveté de nos populations. Ne dit on pas que si tout le monde est responsable, personne n’est responsable.

L’Amérique, l’Union Européenne, la France etc n’ont pas la légitimité à s’occuper du problème car ils ont toujours soufflé le chaud et le froid. Depuis toujours, ils ont été les pompiers pyromanes. Foutez leur la paix. Ils n’ont jamais été sincères avec l’Afrique et d’ailleurs ce n’est pas leur mission. Ils sont dans la fourberie et ne feront rien de vraiment efficace pour notre élévation.

Dans ce monde plein d’incertitudes et de doutes. Chaque nation dans des situations graves doit savoir identifier et défendre ses intérêts. Certains auront du mal à accepter cette réalité et seront agacés par mes propos. Ce n’est pas bien grave. Mon objectif ici n’est pas de raconter des choses plaisantes. Ce monde n’est pas plaisant, ceux qui sont en avance gagnent. Ceux qui n’ont rien compris seront vite dépassés. Personnellement je n’aime pas cela mais c’est la cynique réalité que l’on l’accepte ou pas.

La pensée angélique Africaine des années 60/70 où tout le monde est beau, tout le monde est gentil, ce n’est pas vrai. Nous l’avons expérimenté depuis des décennies et cela ne nous a pas fait avancer. Il nous faut agir et penser autrement maintenant pour faire bouger les lignes.

Umar KANE

Chroniqueur résident

www.malisenegal.com

One thought on “Le noir est beau, fort, grand et il n’est surtout pas esclave par Umar KANE

  1. Il s’agit de la triste réalité. Bravo Umar.
    On n’a qu’à s’en prendre à nos dirigeants, mandatés pour agir en notre nom. Ces gars qui se laissent vendre aussi sont un peu lâches.
    Qu’ils se révoltent. Certains se mourront (en martyr) pour sauver la majorité. Ces minables esclavagistes sont loin d’être en nombre pour asservir 5000 jeunes migrants noirs.

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